




{"id":3945,"date":"2018-12-02T19:03:54","date_gmt":"2018-12-02T18:03:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=3945"},"modified":"2018-12-02T19:04:09","modified_gmt":"2018-12-02T18:04:09","slug":"vers-une-degradation-de-lacces-aux-soins-dentaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=3945","title":{"rendered":"Vers une d\u00e9gradation de l\u2019acc\u00e8s aux soins dentaires"},"content":{"rendered":"<div id=\"fb-root\"><\/div>\n<p>A l\u2019occasion du congr\u00e8s de l\u2019Association Dentaire Fran\u00e7aise (ADF) qui s\u2019ouvre le 27 novembre, le site d\u2019information de sant\u00e9 bucco-dentaire Dentaly.org publie une enqu\u00eate faisant un \u00e9tat des lieux des difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s des Fran\u00e7ais aux soins dentaires et notamment de ce qui en constitue le principal frein : l\u2019achat et la mise en place des proth\u00e8ses. R\u00e9alis\u00e9e par l\u2019Ifop aupr\u00e8s d\u2019un \u00e9chantillon repr\u00e9sentatif de 1003 Fran\u00e7ais, cette \u00e9tude met en lumi\u00e8re une nette d\u00e9gradation de l\u2019acc\u00e8s aux soins dentaires, principalement \u00e0 cause du co\u00fbt de proth\u00e8ses dentaires dont la prise en charge \u00e0 100% annonc\u00e9e r\u00e9cemment par le gouvernement rend pour le moins circonspects les Fran\u00e7ais.<\/p>\n<h3>LES CHIFFRES CL\u00c9S<\/h3>\n<p><strong>Une nette d\u00e9gradation de l\u2019acc\u00e8s aux soins bucco-dentaires en France<\/strong><\/p>\n<p>De moins en moins de personnes suivent les recommandations de l\u2019UFSBD en mati\u00e8re de fr\u00e9quence de soins bucco-dentaires : \u00e0 peine plus d\u2019un Fran\u00e7ais sur deux (55%) se rend au moins une fois par an chez un dentiste, soit une proportion en baisse significative : \u2013 4 points en cinq ans. A l\u2019inverse, une proportion croissante de Fran\u00e7ais (+ 10 points) admet ne pas y \u00eatre all\u00e9 depuis au moins deux ans (25%, contre 15% en 2013).<\/p>\n<p>Cette moindre fr\u00e9quentation des cabinets dentaires va de pair avec un m\u00e9contentement croissant \u00e0 l\u2019\u00e9gard des conditions d\u2019acc\u00e8s aux soins bucco-dentaires en France : un Fran\u00e7ais sur deux (50%) jugeant aujourd\u2019hui \u00ab difficile \u00bb l\u2019acc\u00e8s aux soins dentaires, soit une proportion en hausse continue si on compare ce taux au niveau que l\u2019Ifop pouvait mesurer sur le sujet il y a six ans (34% en octobre 2012).<br \/>\nUne renonciation croissante aux soins dentaires, avant tout due au co\u00fbt du traitement\u2026<\/p>\n<p>Le principal motif de cette d\u00e9gradation de l\u2019acc\u00e8s aux soins bucco-dentaires est leur co\u00fbt si l\u2019on en juge par la proportion record de patients ayant d\u00e9j\u00e0 d\u00fb y renoncer au moins une fois pour des questions de budget : 45% d\u2019entre eux expliquent qu\u2019ils ont d\u00e9j\u00e0 du renonc\u00e9 \u00e0 des soins dentaires \u00e0 cause de leur co\u00fbt, soit une proportion en forte hausse en cinq ans (+10 points entre octobre 2013 et novembre 2018).<\/p>\n<p>Et parmi les facteurs financiers ayant d\u00e9j\u00e0 amen\u00e9 les Fran\u00e7ais \u00e0 renoncer \u00e0 des soins dentaires dans leur vie, le co\u00fbt des proth\u00e8ses dentaires arrivent largement en t\u00eate : plus d\u2019un Fran\u00e7ais sur trois (35%) a d\u00e9j\u00e0 renonc\u00e9 \u00e0 se faire soigner les dents en raison du co\u00fbt d\u2019achat et de mise en place des proth\u00e8ses, contre un sur cinq \u00e0 cause du montant d\u2019une consultation de base (22%) ou des soins dentaires \u00ab conservateurs \u00bb (23%).<\/p>\n<p>Il faut dire que si une large majorit\u00e9 de Fran\u00e7ais se dit bien rembours\u00e9e pour des prestations basiques comme les consultations de base (76%) ou des soins dentaires simples comme le d\u00e9tartrage ou le traitement de carie (69%), ce n\u2019est pas le cas pour ce qui est de l\u2019achat et de la mise en place de proth\u00e8ses qui restent \u00ab mal rembours\u00e9s \u00bb pour les trois quarts des Fran\u00e7ais (73%)\u2026. mais aussi \u00e0 un allongement cons\u00e9quent des d\u00e9lais d\u2019attente chez les dentistes.<\/p>\n<p>Mais d\u2019autres facteurs peuvent aussi jouer dans la renonciation aux soins. Certains sont d\u2019ordre psychologique comme la peur de la douleur, qui a d\u00e9j\u00e0 amen\u00e9 un Fran\u00e7ais sur trois (33%) \u00e0 ne pas se faire soigner. D\u2019autres sont plus directement li\u00e9s aux conditions d\u2019acc\u00e8s aux professionnels de sant\u00e9 comme la difficult\u00e9 d\u2019obtenir un RDV dans un d\u00e9lai rapide qui a d\u00e9j\u00e0 pouss\u00e9 un Fran\u00e7ais sur trois (31%) \u00e0 renoncer \u00e0 des soins dentaires.<br \/>\nIl est vrai que l\u2019enqu\u00eate met \u00e9galement en lumi\u00e8re un allongement cons\u00e9quent des d\u00e9lais d\u2019attente chez les dentistes. En effet, en \u00e0 peine quatre ans, les d\u00e9lais d\u2019obtention d\u2019un rendez-vous ont litt\u00e9ralement explos\u00e9, passant d\u2019une moyenne de 27 jours en 2014 \u00e0 40 jours en 2018. En cela, les dentistes n\u2019\u00e9chappent \u00e0 la d\u00e9gradation g\u00e9n\u00e9rale du temps d\u2019attente observ\u00e9 pour tous les sp\u00e9cialistes depuis quelques ann\u00e9es. [1]<\/p>\n<p><strong>La prise en charge \u00e0 100% des proth\u00e8ses : un engagement qui suscite \u00e0 la fois du scepticisme et de l\u2019inqui\u00e9tude<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 cette situation, la prise en charge int\u00e9grale du co\u00fbt des couronnes et proth\u00e8ses dentaires par la s\u00e9curit\u00e9 sociale et les mutuelles promise par Emmanuel Macron durant la campagne \u00e9lectorale rend les Fran\u00e7ais pour le moins circonspects : seuls 9% d\u2019entre eux pensent que cet engagement sera \u00ab totalement \u00bb respect\u00e9 et 42% \u00ab seulement partiellement \u00bb.<\/p>\n<p>Et si les deux tiers des Fran\u00e7ais (65%) trouvent \u00ab satisfaisant \u00bb l\u2019accord sign\u00e9 r\u00e9cemment entre les partenaires sociaux sur le sujet, ils n\u2019en sont pas moins une majorit\u00e9 (53%) \u00e0 craindre qu\u2019un tel accord \u2013 qui pr\u00e9voit un plafonnement des honoraires des dentistes pour la pose de couronnes et de proth\u00e8ses dentaires \u2013 engendre \u00ab une baisse de la qualit\u00e9 des soins et des proth\u00e8ses \u00bb assur\u00e9s par les professionnels de sant\u00e9.<\/p>\n<h3>LE POINT DE VUE DE L\u2019IFOP SUR LES RESULTATS DE L\u2019ETUDE<\/h3>\n<p><strong>Quel enseignement g\u00e9n\u00e9ral tirez-vous de cette enqu\u00eate?<\/strong><\/p>\n<p>Le principal enseignement de cette enqu\u00eate est que la r\u00e9cente annonce d\u2019un reste \u00e0 charge z\u00e9ro pour les proth\u00e8ses dentaires est loin d\u2019apaiser le m\u00e9contentement croissant des Fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un syst\u00e8me de soins dont l\u2019acc\u00e8s est jug\u00e9 \u00ab difficile \u00bb par de plus en plus de Fran\u00e7ais (50% en 2018, contre 34% en 2012) et auquel une proportion croissante de patients renonce, principalement pour des questions de budget (45 %, +10 points entre 2013 et 2018) mais aussi de d\u00e9lais (31%) : le d\u00e9lai moyen d\u2019obtention d\u2019un rendez-vous chez un dentiste ayant connu un allongement cons\u00e9quent en l\u2019espace de quatre ans (40 jours en 2018, contre 27 jours en 2014).<\/p>\n<p><strong>Quelle est votre lecture des r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate au sujet des in\u00e9galit\u00e9s face aux soins dentaires en France?<\/strong><\/p>\n<p>Sur ce point, les r\u00e9sultats mettent moins en lumi\u00e8re une fracture entre la France p\u00e9riph\u00e9rique et les grandes m\u00e9tropoles qu\u2019une fracture sociale entre riches et pauvres.<\/p>\n<p>Cela appara\u00eet par exemple dans la proportion de Fran\u00e7ais suivant les recommandations des autorit\u00e9s sanitaires en terme de visites chez le dentiste (55% font au moins une visite annuelle, -4 points depuis 2013). L\u2019\u00e9cart est tr\u00e8s net entre les personnes aux revenus par individu sup\u00e9rieurs \u00e0 2500\u20ac nets\/mois (63%) et ceux vivant avec moins de 900\u20ac par mois (44%), tout comme le foss\u00e9 qui appara\u00eet sur le sujet entre les Fran\u00e7ais vivant dans des banlieues ais\u00e9es (64 %) et ceux vivant dans des banlieues populaires (48 %). Ainsi, la question de l\u2019acc\u00e8s aux soins ne se r\u00e9sume pas aux d\u00e9serts m\u00e9dicaux qui affectent les milieux ruraux : la difficult\u00e9 est encore plus forte dans certaines banlieues difficiles d\u00e9sert\u00e9es par les professions de sant\u00e9 pour des questions de s\u00e9curit\u00e9 ou de manque de rentabilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Faut-il y voir un symbole de la fracture sociale ?<\/strong><\/p>\n<div><ins class=\"adsbygoogle\" data-ad-client=\"ca-pub-5262318063440847\" data-ad-slot=\"4872096385\" data-ad-format=\"auto\" data-full-width-responsive=\"true\" data-adsbygoogle-status=\"done\"><ins id=\"aswift_1_expand\"><ins id=\"aswift_1_anchor\"><iframe id=\"aswift_1\" name=\"aswift_1\" width=\"770\" height=\"90\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><\/ins><\/ins><\/ins><\/div>\n<p>D\u2019une certaine mani\u00e8re, et cette facture appara\u00eet tout particuli\u00e8rement dans le profil de Fran\u00e7ais ayant d\u00e9j\u00e0 renonc\u00e9 \u00e0 un soin dentaire en raison du co\u00fbt du traitement qui concerne d\u00e9sormais pr\u00e8s d\u2019un patient sur deux (46%). Les personnes les plus pauvres, c\u2019est-\u00e0-dire vivant avec moins de 900\u20ac par mois sont deux fois plus nombreuses (62%) \u00e0 avoir d\u00e9j\u00e0 d\u00fb renoncer \u00e0 un soin pour des questions de co\u00fbt que celles vivant avec plus de 2500\u20ac nets \/ mois (29%). De m\u00eame, l\u2019exclusion du syst\u00e8me de soins dentaires pour des questions budg\u00e9taires affecte beaucoup plus les ouvriers (54 %) que les cadres (35 %) et davantage les personnes ayant la CMU (55%) que celles ayant une couverture compl\u00e9mentaire individuels (44 %). Contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, le syst\u00e8me de sant\u00e9 fran\u00e7ais est donc loin d\u2019offrir une r\u00e9elle \u00e9galit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s aux soins.<\/p>\n<h3>LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS DE L\u2019ENQUETE<\/h3>\n<p>I<strong>) UNE NETTE DEGRADATION DE L\u2019ACCES AUX SOINS BUCCO-DENTAIRES EN FRANCE<\/strong><\/p>\n<p>Le premier enseignement de l\u2019\u00e9tude r\u00e9side dans la baisse de la fr\u00e9quence des soins chez le dentiste : alors que les professionnels du secteur recommandent une consultation par an, cette pratique n\u2019est effectivement suivie que par un peu plus d\u2019un Fran\u00e7ais sur deux (55%). De plus, ce taux est en diminution par rapport \u00e0 la mesure de 2013 (-4 points). Inversement, la proportion de Fran\u00e7ais n\u2019ayant pas consult\u00e9 de dentiste depuis au moins deux ans a augment\u00e9 de 10 points en cinq ans, atteignant d\u00e9sormais 25%.<\/p>\n<p>L\u2019acc\u00e8s aux soins dentaires constitue donc un fort marqueur social.<\/p>\n<p>Cette faible fr\u00e9quence du recours aux soins dentaires s\u2019observe tout particuli\u00e8rement chez les cat\u00e9gories modestes de la population : seule une minorit\u00e9 d\u2019ouvriers (44%), de personnes aux faibles revenus (44%) et d\u2019habitants de banlieues \u00ab populaires \u00bb (48%) se sont rendus chez un dentiste au moins une fois par an, alors que les habitants des banlieues \u00ab ais\u00e9es \u00bb et les personnes gagnant plus de 2500 euros par mois se rendent pour pr\u00e8s de deux tiers d\u2019entre elles (63%) r\u00e9guli\u00e8rement chez le dentiste.<\/p>\n<p><strong>II) UNE DEGRADATION DE L\u2019ACCES AUX SOINS DENTAIRES A LA FOIS VECUE ET RESSENTIE PAR LES FRAN\u00c7AIS<\/strong><\/p>\n<p>Cette baisse de la fr\u00e9quence des soins dentaires s\u2019accompagne pr\u00e9cis\u00e9ment d\u2019une d\u00e9gradation de la perception de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces soins : alors que 66% des Fran\u00e7ais consid\u00e9raient en 2012 que l\u2019acc\u00e8s aux soins assur\u00e9s par les dentistes \u00e9tait \u00ab facile \u00bb, ils ne sont aujourd\u2019hui plus que 50% \u00e0 en dire autant.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, des disparit\u00e9s importantes existent au sein de la population : si 62% des cadres jugent \u00ab facile \u00bb d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des soins dentaires, seuls 47% des ouvriers partagent ce constat.<\/p>\n<p><strong>LE REGARD DES FRAN\u00c7AIS SUR LA FACILITE D\u2019ACCES AUX SOINS DENTAIRES<\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du seul sentiment, la d\u00e9gradation de l\u2019acc\u00e8s aux soins dentaires recouvre une certaine r\u00e9alit\u00e9 dans les actes : en effet, 62% des Fran\u00e7ais d\u00e9clarent avoir renonc\u00e9 \u00e0 des soins dentaires au moins une fois.<\/p>\n<p>Le co\u00fbt des soins dentaires et les d\u00e9lais d\u2019attente constituent des obstacles important pour une grande partie de la population<\/p>\n<p>Un taux de renonciation \u00e9lev\u00e9 qui s\u2019explique par deux principaux facteurs :<\/p>\n<p>\u2013 Le co\u00fbt des soins dentaires : pour pr\u00e8s d\u2019une personne sur deux (45%), la question financi\u00e8re a d\u00e9j\u00e0 conduit \u00e0 renoncer \u00e0 des soins, soit une hausse de 10 points en 5 ans.<\/p>\n<p>Si cette barri\u00e8re financi\u00e8re concerne tous les types de prestations dentaires, elle touche particuli\u00e8rement l\u2019achat et la mise en place des proth\u00e8ses, un tiers des personnes (35%) concern\u00e9es par la renonciation aux soins ayant renonc\u00e9 plus particuli\u00e8rement \u00e0 cette prestation, alors qu\u2019une sur cinq a renonc\u00e9 \u00e0 une consultation de base chez un dentiste (22%).<\/p>\n<h3>LA RENONCIATION A DES SOINS DENTAIRES<\/h3>\n<p>Dans le d\u00e9tail, une fois de plus, ce constat laisse apparaitre de profondes disparit\u00e9s : si la moyenne du renoncement aux soins pour des raisons de co\u00fbts est de 46% pour l\u2019ensemble population, ce score atteint 62% chez les personnes ayant les revenus les plus faibles et 29% chez les Fran\u00e7ais les plus ais\u00e9s.<\/p>\n<p>LE PROFIL DES FRAN\u00c7AIS AYANT RENONCE AU MOINS UNE FOIS A DES SOINS DENTAIRES EN RAISON DU COUT<\/p>\n<p>\u2013 L\u2019autre facteur pr\u00e9pond\u00e9rant de la renonciation aux soins dentaires a trait aux d\u00e9lais d\u2019attentes pour obtenir une consultation chez le dentiste : 31% des Fran\u00e7ais expriment ainsi avoir d\u00e9j\u00e0 renonc\u00e9 \u00e0 des soins en raison de la difficult\u00e9 \u00e0 obtenir un rendez-vous dans un d\u00e9lai suffisamment rapide.<\/p>\n<p>Et ce d\u2019autant plus que ces d\u00e9lais ont explos\u00e9 : alors qu\u2019il fallait attendre en moyenne 27 jours en 2014 pour obtenir un rendez-vous, les Fran\u00e7ais doivent aujourd\u2019hui en compter 40, soit une augmentation de 13 jours.<\/p>\n<p>A cela s\u2019ajoute la probl\u00e9matique de l\u2019\u00e9loignement g\u00e9ographique, mentionn\u00e9e par 15% des sond\u00e9s comme ayant caus\u00e9 un renoncement aux soins. La question sociale se m\u00eale donc \u00e0 une probl\u00e9matique territoriale, faisant ainsi \u00e9cho aux r\u00e9cents d\u00e9bats sur les d\u00e9serts m\u00e9dicaux.<\/p>\n<p><strong>III) DES FRAN\u00c7AIS SCEPTIQUES FACE AUX PROMESSES D\u2019EMMANUEL MACRON<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 cette situation, le gouvernement fait donc l\u2019objet de fortes attentes, d\u2019autant plus que la promesse de campagne d\u2019Emmanuel Macron proposant une prise en charge totale des soins dentaires avaient marqu\u00e9 les esprits. R\u00e9cemment traduite par un accord sign\u00e9 avec les partenaires sociaux, elle devrait permettre de plafonner, \u00e0 partir de 2020-2021, le prix de certaines proth\u00e8ses dentaires et d\u2019assurer leur remboursement int\u00e9gral. Si cet accord rencontre une satisfaction assez large dans la population (65%), il laisse les Fran\u00e7ais dubitatifs quant \u00e0 ses cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>En premier lieu, un peu plus d\u2019un Fran\u00e7ais sur deux (53%) pense que cette promesse de campagne ne sera pas respect\u00e9e. Le clivage social constat\u00e9 dans l\u2019acc\u00e8s aux soins dentaires se retrouve d\u2019ailleurs aussi en mati\u00e8re concernant la cr\u00e9dibilit\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 cette mesure : les cat\u00e9gories modestes sont plus sceptiques s\u2019agissant de la mise en \u0153uvre de cette mesure que les groupes sociaux plus ais\u00e9s : 56% des employ\u00e9s et 54% des ouvriers ne croient pas en l\u2019application d\u2019un reste \u00e0 charge z\u00e9ro contre seulement 41% des cadres et professions intellectuelles sup\u00e9rieures<\/p>\n<p>Mais au-del\u00e0 du simple scepticisme relatif \u00e0 la mise en \u0153uvre de la mesure, c\u2019est une v\u00e9ritable pr\u00e9occupation qui se fait jour chez les Fran\u00e7ais puisque plus de la moiti\u00e9 d\u2019entre eux (53%) consid\u00e8re en effet que cet accord risque de conduire \u00e0 une baisse de la qualit\u00e9 des soins ; une inqui\u00e9tude se r\u00e9partissant de mani\u00e8re assez homog\u00e8ne dans les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de la population.<\/p>\n<p>Retrouvez l\u2019article complet sur le sujet en cliquant sur le lien suivant\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.dentaly.org\/ifop-dentaly-2018\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/www.dentaly.org\/ifop-dentaly-2018&amp;source=gmail&amp;ust=1543389604696000&amp;usg=AFQjCNH4lNgeuSwyiv3IIUmPI0CcMsjQPA\" data-saferedirectreason=\"2\" rel=\"nofollow\" >https:\/\/www.dentaly.org\/ifop-<wbr \/>dentaly-2018<\/a><\/p>\n<p>[1] Cf. Observatoire de l\u2019acc\u00e8s aux soins Ifop \/ Jalma mars 2017<\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion du congr\u00e8s de l\u2019Association Dentaire Fran\u00e7aise (ADF) qui s\u2019ouvre le 27 novembre, le site d\u2019information de sant\u00e9 bucco-dentaire Dentaly.org publie une enqu\u00eate faisant un \u00e9tat des lieux des difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s des Fran\u00e7ais aux soins dentaires et notamment de ce qui en constitue le principal frein : l\u2019achat et la mise en place des [&hellip;]<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2964,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84,93],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3945"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3945"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3945\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3946,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3945\/revisions\/3946"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2964"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3945"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3945"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3945"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}