




{"id":4116,"date":"2019-04-20T17:07:53","date_gmt":"2019-04-20T16:07:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=4116"},"modified":"2019-04-20T17:07:53","modified_gmt":"2019-04-20T16:07:53","slug":"anti-inflammatoires-non-steroidiens-ains-et-complications-infectieuses-graves-point-dinformation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=4116","title":{"rendered":"Anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) et complications infectieuses graves &#8211; Point d&rsquo;Information"},"content":{"rendered":"<div id=\"fb-root\"><\/div>\n<p>Les deux m\u00e9dicaments anti-inflammatoires les plus vendus pourraient favoriser des complications infectieuses graves, alerte l&rsquo;Agence du m\u00e9dicament qui appelle \u00e0 la \u00ab\u00a0vigilance\u00a0\u00bb et rappelle des conseils d&rsquo;utilisation.<br \/>\n20 avr. 12:10 &#8211; La r\u00e9daction de LCI<br \/>\nL&rsquo;Agence du m\u00e9dicament (ANSM) a appel\u00e9 jeudi \u00e0 la \u00ab\u00a0vigilance\u00a0\u00bb concernant la consommation d&rsquo;ibuprof\u00e8ne (Nurofen, Advil, Upfen, Antarene, etc.) et de k\u00e9toprof\u00e8ne (Profenid, Toprec, Ketum), les deux m\u00e9dicaments anti-inflammatoires les plus vendus. Parfois pris sans pr\u00e9caution, ils pourraient favoriser des complications infectieuses graves.<\/p>\n<p>Cette enqu\u00eate, confi\u00e9e par l&rsquo;ANSM aux centres r\u00e9gionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille, a retenu seulement les cas les plus graves survenus chez des enfants et des adultes (souvent jeunes) sans facteur de risque particulier, comme par exemple \u00eatre immunod\u00e9prim\u00e9. Ces cas sont des infections s\u00e9v\u00e8res \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;hospitalisations, de s\u00e9quelles et de d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Ces infections touchent la peau et des tissus mous comme par exemple les \u00ab\u00a0fasciites n\u00e9crosantes\u00a0\u00bb, une infection due \u00e0 un germe (essentiellement un streptocoque) surnomm\u00e9 bact\u00e9rie \u00ab\u00a0mangeuse de chair\u00a0\u00bb, cause d&rsquo;amputations et de mort. Il peut \u00e9galement s&rsquo;agir de septic\u00e9mie (\u00ab\u00a0sepsis\u00a0\u00bb), de pneumonies compliqu\u00e9es d&rsquo;abc\u00e8s, de pleur\u00e9sie, d&rsquo;abc\u00e8s c\u00e9r\u00e9braux ou encore d&rsquo;infections ORL atteignant le thorax (m\u00e9diastinite).<\/p>\n<p>Les complications infectieuses sont survenues alors que l&rsquo;ibuprof\u00e8ne ou le k\u00e9toprof\u00e8ne \u00e9taient prescrits ou pris en autom\u00e9dication dans la fi\u00e8vre mais \u00e9galement dans de nombreuses autres circonstances : atteintes cutan\u00e9es b\u00e9nignes d&rsquo;aspect inflammatoire (r\u00e9action locale, piq\u00fbre d&rsquo;insecte&#8230;), manifestations respiratoires (toux, infection pulmonaire&#8230;) ou ORL (difficult\u00e9 \u00e0 avaler, angine, otite&#8230;). Les infections, dues pour l&rsquo;essentiel \u00e0 des streptocoques ou des pneumocoques, ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es apr\u00e8s de tr\u00e8s courtes dur\u00e9e de traitement (2 \u00e0 3 jours), y compris lorsqu&rsquo;il \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 une antibioth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Sur l\u2019ensemble des cas rapport\u00e9s depuis l\u2019ann\u00e9e 2000, 337 cas de complications infectieuses avec l\u2019ibuprof\u00e8ne et 49 cas avec le k\u00e9toprof\u00e8ne ont \u00e9t\u00e9 retenus apr\u00e8s avoir pris en compte uniquement les cas les plus graves chez des enfants ou des adultes (souvent jeunes) sans facteur de risque ni comorbidit\u00e9. Il s\u2019agit d\u2019infections s\u00e9v\u00e8res de la peau et des tissus mous (dermohypodermites, fasciites n\u00e9crosantes,\u2026), de sepsis, d\u2019infections pleuro-pulmonaires (pneumonies compliqu\u00e9es d\u2019abc\u00e8s, de pleur\u00e9sie), d\u2019infections neurologiques (empy\u00e8mes, abc\u00e8s c\u00e9r\u00e9braux,\u2026) ou ORL compliqu\u00e9es (cellulites, m\u00e9diastinites,&#8230;), \u00e0 l\u2019origine d\u2019hospitalisations, de s\u00e9quelles voire de d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Ces complications infectieuses (essentiellement \u00e0 Streptocoque ou \u00e0 Pneumocoque ) ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es apr\u00e8s de tr\u00e8s courtes dur\u00e9e de traitement (2 \u00e0 3 jours), y compris lorsque la prise d\u2019AINS \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une antibioth\u00e9rapie. Elles sont survenues alors que l\u2019ibuprof\u00e8ne ou le k\u00e9toprof\u00e8ne \u00e9taient prescrits ou pris en autom\u00e9dication dans la fi\u00e8vre mais \u00e9galement dans de nombreuses autres circonstances telles que des atteintes cutan\u00e9es b\u00e9nignes d\u2019aspect inflammatoire (r\u00e9action locale, piqure d\u2019insecte,\u2026), des manifestations respiratoires (toux, infection pulmonaire,\u2026) ou ORL (dysphagie, angine, otite,\u2026).<\/p>\n<p>L\u2019analyse de ces cas ainsi que l\u2019analyse des donn\u00e9es de la litt\u00e9rature (\u00e9tudes exp\u00e9rimentales et \u00e9tudes de pharmaco-\u00e9pid\u00e9miologie), sugg\u00e8re que ces infections, en particulier \u00e0 Streptocoque, pourraient \u00eatre aggrav\u00e9es par la prise de ces AINS.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate met \u00e9galement en \u00e9vidence qu\u2019il persiste une utilisation de ces AINS en cas de varicelle. L\u2019ANSM rappelle que les AINS sont d\u00e9j\u00e0 connus comme pouvant \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de complications cutan\u00e9es bact\u00e9riennes graves (fasciite n\u00e9crosante) lorsqu\u2019ils sont utilis\u00e9s au cours de la varicelle et doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s dans ce cas.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, l\u2019ANSM souhaite mettre en garde, d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, les professionnels de sant\u00e9, les patients et les parents sur ce risque de complication infectieuses graves susceptibles d\u2019avoir des cons\u00e9quences s\u00e9rieuses pour la sant\u00e9 des patients.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ANSM rappelle aux patients et aux professionnels de sant\u00e9<br \/>\nDe privil\u00e9gier l\u2019utilisation du parac\u00e9tamol en cas de douleur et\/ou de fi\u00e8vre, notamment dans un contexte d\u2019infection courante comme une angine, une rhinopharyngite, une otite, une toux, une infection pulmonaire, une l\u00e9sion cutan\u00e9e ou la varicelle, en particulier en autom\u00e9dication.<br \/>\nLes r\u00e8gles du bon usage des AINS en cas de douleur et\/ou fi\u00e8vre :<br \/>\nPrescrire et utiliser les AINS \u00e0 la dose minimale efficace, pendant la dur\u00e9e la plus courte<br \/>\nArr\u00eater le traitement d\u00e8s la disparition des sympt\u00f4mes<br \/>\nEviter les AINS en cas de varicelle<br \/>\nNe pas prolonger le traitement au-del\u00e0 de 3 jours en cas de fi\u00e8vre<br \/>\nNe pas prolonger le traitement au-del\u00e0 de 5 jours en cas de douleur<br \/>\nNe pas prendre deux m\u00e9dicaments AINS1 en m\u00eame temps<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"paragraph-block-article paragraph-block grid grid-spacer-large\">\n<div class=\"col-full\">\n<p>\u00ab\u00a0Les conclusions de cette enqu\u00eate sugg\u00e8rent le r\u00f4le aggravant de ces AINS en cas d&rsquo;infection\u00a0\u00bb, en particulier de celles dues au streptocoque, note l&rsquo;ANSM, qui pr\u00e9cise que l&rsquo;utilisation d&rsquo;AINS persiste en cas de varicelle alors qu&rsquo;ils doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s au profit du parac\u00e9tamol, sous peine sinon de risque des destructions bact\u00e9riennes cutan\u00e9es graves.<\/p>\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, poursuit l&rsquo;ANSM, il faut privil\u00e9gier le parac\u00e9tamol en cas de douleur\u00a0et\/ou de fi\u00e8vre, notamment lors d&rsquo;infections courantes (angine,\u00a0rhinopharyngite, otite, toux, infection pulmonaire, l\u00e9sion cutan\u00e9e ou\u00a0varicelle&#8230;), en particulier en autom\u00e9dication. Ces anti-inflammatoires doivent \u00eatre utilis\u00e9s \u00ab\u00a0\u00e0 la dose minimale efficace,\u00a0pendant la dur\u00e9e la plus courte\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0pas plus de 3 jours en cas de\u00a0fi\u00e8vre et de 5 jours en cas de douleur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si les sympt\u00f4mes s&rsquo;aggravent, il faut\u00a0en parler \u00e0 son pharmacien et voir son m\u00e9decin\u00a0\u00bb, conseille le Dr Vella. Autre r\u00e8gle, ne pas prendre en m\u00eame temps deux m\u00e9dicaments de cette famille\u00a0nombreuse des AINS (naprox\u00e8ne, diclof\u00e9nac&#8230;), vendus sous des noms divers.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ansm.sante.fr\/S-informer\/Points-d-information-Points-d-information\/Anti-inflammatoires-non-steroidiens-AINS-et-complications-infectieuses-graves-Point-d-Information?fbclid=IwAR1lsiRjZH-kyyNL-T-zZyZ9Pvq4EJ1BuConBT7cC7YKihUiInPVsnvVfQk\" target=\"_blank\"  rel=\"nofollow\" >https:\/\/www.ansm.sante.fr\/S-informer\/Points-d-information-Points-d-information\/Anti-inflammatoires-non-steroidiens-AINS-et-complications-infectieuses-graves-Point-d-Information?fbclid=IwAR1lsiRjZH-kyyNL-T-zZyZ9Pvq4EJ1BuConBT7cC7YKihUiInPVsnvVfQk<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lci.fr\/sante\/etude-sante-ibuprofene-ketoprofene-advil-nurofen-anm-alerte-sur-les-risques-d-infections-graves-de-ces-medicaments-2118817.html\" target=\"_blank\"  rel=\"nofollow\" >https:\/\/www.lci.fr\/sante\/etude-sante-ibuprofene-ketoprofene-advil-nurofen-anm-alerte-sur-les-risques-d-infections-graves-de-ces-medicaments-2118817.html<\/a><\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les deux m\u00e9dicaments anti-inflammatoires les plus vendus pourraient favoriser des complications infectieuses graves, alerte l&rsquo;Agence du m\u00e9dicament qui appelle \u00e0 la \u00ab\u00a0vigilance\u00a0\u00bb et rappelle des conseils d&rsquo;utilisation. 20 avr. 12:10 &#8211; La r\u00e9daction de LCI L&rsquo;Agence du m\u00e9dicament (ANSM) a appel\u00e9 jeudi \u00e0 la \u00ab\u00a0vigilance\u00a0\u00bb concernant la consommation d&rsquo;ibuprof\u00e8ne (Nurofen, Advil, Upfen, Antarene, etc.) et [&hellip;]<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4117,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4116"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4116"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4116\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4118,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4116\/revisions\/4118"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4117"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4116"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4116"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4116"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}