




{"id":4654,"date":"2020-03-20T14:59:09","date_gmt":"2020-03-20T13:59:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=4654"},"modified":"2020-03-20T14:59:09","modified_gmt":"2020-03-20T13:59:09","slug":"recommandations-face-a-lepidemie-covid19-communication-du-college-national-des-chirurgiens-dentistes-universitaires-en-sante-publique-cncdusp","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=4654","title":{"rendered":"Recommandations face \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie #Covid19 &#8211; communication du Coll\u00e8ge National des Chirurgiens-Dentistes universitaires en Sant\u00e9 Publique (CNCDUSP)"},"content":{"rendered":"<div id=\"fb-root\"><\/div>\n<p>A la demande de la Conf\u00e9rence des Doyens des Facult\u00e9s d\u2019Odontologie, le Coll\u00e8ge National des Chirurgiens-Dentistes universitaires en Sant\u00e9 Publique (CNCDUSP) a constitu\u00e9 un groupe de travail afin d\u2019\u00e9mettre des recommandations pour les soins bucco-dentaires dans le contexte d\u2019\u00e9pid\u00e9mie au Coronavirus, au vu des risques sp\u00e9cifiques auxquels les praticiens sont confront\u00e9s. Ce groupe de travail a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 du Dr Damien OFFNER, Dr Elisabetta MERIGO, Pr Delphine TARDIVO, Pr Laurence LUPI et Pr Anne-Marie MUSSET, et a abouti \u00e0 l\u2019argumentaire suivant :<br \/>\n<strong><br \/>\nCOVID-19 : donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019infection au COVID-19 est une maladie infectieuse, caus\u00e9e par un nouveau coronavirus apparu \u00e0 Wuhan (Chine) en d\u00e9cembre 2019, conduisant \u00e0 des sympt\u00f4mes tels que fi\u00e8vre, fatigue et toux s\u00e8che et, moins fr\u00e9quemment, douleurs, congestion ou \u00e9coulement nasal, maux de gorge et diarrh\u00e9e [1].<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle (donn\u00e9es mises \u00e0 jour le 15 mars 2020 \u00e0 21h20) 169202 patients positifs au COVID-19 ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s dans le monde, dont 5423 en France. Il y a eu 6492 d\u00e9c\u00e8s (127 en France). La progression est tr\u00e8s rapide [2].<br \/>\nLa population de patients atteints, d\u00e9crite par Guan et coll. dans un article publi\u00e9 le 28 F\u00e9vrier et mis \u00e0 jour le 6 Mars dans le New England Journal Of Medicine, r\u00e9v\u00e8le que sur un total de 7736 patients ayant un \u00e2ge m\u00e9dian de 47 ans (l\u2019\u00e9tendue interquartile variant de 35 \u00e0 58), 0,9% avaient moins de 15 ans et 3.5% \u00e9taient des professionnels de sant\u00e9 [3].<\/p>\n<p>La fi\u00e8vre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente chez 43,8% des patients au moment de l\u2019admission \u00e0 l\u2019h\u00f4pital mais 88.7% ont \u00e9t\u00e9 f\u00e9briles en cours d\u2019hospitalisation. Le deuxi\u00e8me sympt\u00f4me le plus courant \u00e9tait la toux (67,8%). Au sein de la population touch\u00e9e, 23,7% des sujets pr\u00e9sentaient au moins une co-morbidit\u00e9 (comme l\u2019hypertension) [3].<\/p>\n<p>Li et coll. ont estim\u00e9 la p\u00e9riode d\u2019incubation moyenne \u00e0 5,2 jours ([4,1-7,0]95%), avec un 95e percentile de la distribution situ\u00e9 \u00e0 12,5 jours ([9,2-18]95%). La courbe \u00e9pid\u00e9mique pr\u00e9sente un taux de croissance de 0,10 par jour ([0,05-0,16]95%) et un temps de doublement de 7,4 jours ([4,2-14]95%). Le R0* est estim\u00e9 \u00e0 2,2 ([1,4-3,9]95%), donc chaque patient peut potentiellement contaminer en moyenne 2.2 personnes [4]. La valeur estim\u00e9e par l\u2019OMS dans son dernier rapport varie entre 2 et 2.5 [5] et celle publi\u00e9e r\u00e9cemment dans Lancet varie entre 1.6 et 2.6 [6].<\/p>\n<p>Dans une lettre au Directeur du New England Journal of Medicine publi\u00e9e le 5 Mars 2020 Rothe et coll. ont d\u00e9crit la (probable) premi\u00e8re transmission du virus hors de Chine, \u00e0 la fin du mois de Janvier en Allemagne : le patient allemand \u00e9valu\u00e9 comme positif avait 33 ans, il avait eu un contact avec une cons\u0153ur chinoise pendant une r\u00e9union de travail, les deux sujets \u00e9tant, \u00e0 ce moment-l\u00e0, asymptomatiques [7].<\/p>\n<p><strong>Sp\u00e9cificit\u00e9s des soins dentaires<\/strong><\/p>\n<p>Compte tenu des caract\u00e9ristiques propres aux soins dentaires, le risque de contamination au SARS-CoV-2 (dit Covid-19) entre praticiens et patients peut \u00eatre \u00e9lev\u00e9 [8,9], d\u2019autant plus que les contaminations par divers virus au cabinet dentaire sont g\u00e9n\u00e9ralement sous- \u00e9valu\u00e9es car les p\u00e9riodes d\u2019incubation peuvent \u00eatre longues et le pathog\u00e8ne peut ne pas d\u00e9clencher de sympt\u00f4mes [10]. Ceci n\u2019est pas le cas pour le Covid-19, pour lequel les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques, les sympt\u00f4mes et les cons\u00e9quences en termes de sant\u00e9 publique ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p>En effet, pour une grande majorit\u00e9 des patients pris en charge, le chirurgien-dentiste pratique des gestes chirurgicaux invasifs avec un risque de contamination important, d\u00fb \u00e0 la nature m\u00eame de son activit\u00e9. Les porte-instruments dynamiques g\u00e9n\u00e8rent des a\u00e9rosols (air comprim\u00e9 + eau \u00e0 haute pression : 5 bars) pour refroidir les outils de coupe qui peuvent aller jusqu\u2019\u00e0 800.000 tours\/minute [11]. Sous l\u2019effet de la pression, les a\u00e9rosols projet\u00e9s dans la cavit\u00e9 buccale se contaminent au contact de la flore pr\u00e9sente sur les surfaces dentaires et les muqueuses ainsi que par du sang, du pus, de la salive associ\u00e9s aux a\u00e9rosols pulmonaires. Ainsi, m\u00eame des pathog\u00e8nes \u00e0 diffusion h\u00e9matog\u00e8ne (\u00ab bloodborne pathogens \u00bb) peuvent devenir \u00e0 diffusion a\u00e9roport\u00e9e (\u00ab airborne \u00bb) quand ils entrent en contact avec le spray g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les instruments \u00e0 haute v\u00e9locit\u00e9 du chirurgien-dentiste [8,12-14]. De nombreux gestes de soins dentaires produisent des a\u00e9rosols contamin\u00e9s par divers virus [15].<\/p>\n<p>On appelle classiquement \u00ab a\u00e9rosols \u00bb des particules en suspension dans un gaz, comme par exemple des gouttelettes dans l\u2019air [12]. Ces gouttelettes dans les a\u00e9rosols peuvent avoir des tailles variables, de moins de 5 \u03bcm (on les appelle alors droplet nuclei) jusqu\u2019\u00e0 10 ou 20 \u03bcm. Au-del\u00e0, ce sont des gouttelettes qui ne restent en g\u00e9n\u00e9ral pas en suspension dans l\u2019air mais qui sont tout de m\u00eame produites par les instruments dynamiques du chirurgien-dentiste. Les particules de moins de 5\u03bcm p\u00e9n\u00e8trent directement les voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures et progressent jusqu\u2019aux espace alv\u00e9olaires pulmonaires [12].<\/p>\n<p>Les voies de transmission du Covid-19 sont la transmission directe (toux, \u00e9ternuements et inhalation de gouttelettes) et la transmission par contact des muqueuses nasales, buccales et oculaires. Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les virus respiratoires peuvent \u00eatre transmis de personne \u00e0 personne par contact direct ou indirect, \u00e0 travers des gouttelettes de grande ou petite taille, et directement ou indirectement \u00e0 travers la salive [9].<\/p>\n<p>Pour des coronavirus (SARS-CoV et MERS-CoV par exemple), des voies de transmission a\u00e9roport\u00e9es ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites, par le biais d\u2019a\u00e9rosols contenant des particules droplet nuclei-like [12,16], donc d\u2019une taille inf\u00e9rieure \u00e0 5 \u03bcm. Ces voies, notamment lors de proc\u00e9dures m\u00e9dicales, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites \u00e9galement pour le Covid-19, dont la pr\u00e9sence a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e dans la salive [9,17,18]. Les masques chirurgicaux quant \u00e0 eux ne prot\u00e8gent pas contre les agents infectieux transmissibles par voie a\u00e9rienne de moins de 20 \u03bcm [12], voire m\u00eame de moins de 5 \u03bcm [19]. Les a\u00e9rosols produits lors des soins dentaires sont projet\u00e9s en dehors de la cavit\u00e9 buccale dans un rayon de 1,5 m. De par la nature de ses soins, le visage du chirurgien-dentiste est souvent tr\u00e8s proche (20 \u00e0 30 cm) de la source des projections et des voies respiratoires des patients, \u00e9tant alors en contact tr\u00e8s \u00e9troit avec ces particules a\u00e9rosolis\u00e9es pendant des p\u00e9riodes pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 30min pour la gestion d\u2019une urgence.<\/p>\n<p>Kampf et collaborateurs d\u00e9crivent la survie du Coronavirus sur diff\u00e9rents types de mat\u00e9riaux, o\u00f9 il peut rester infectieux de 2 heures \u00e0 9 jours [20].<br \/>\nUne estimation des professionnels ayant le plus de risques de contracter le Covid-19 place les chirurgiens-dentistes dans les 5 professions les plus expos\u00e9es, avec les assistantes dentaires et les hygi\u00e9nistes dentaires [21].<\/p>\n<p><strong>Mesures de protection<\/strong><\/p>\n<p>En p\u00e9riode d\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Covid-19, plusieurs mesures concernant les soins dentaires s\u2019imposent alors. La premi\u00e8re, et \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres disciplines m\u00e9dicales, est de d\u00e9programmer l\u2019ensemble des consultations et soins programm\u00e9s [8]. Ceci, en diminuant le flux de patients, r\u00e9duit les risques de contamination en r\u00e9duisant tout simplement le nombre d\u2019actes producteurs d\u2019a\u00e9rosols septiques ainsi que les risques de transmission entre personnes. Toutefois, se pose la question des urgences dentaires, qui sont reconnues comme \u00e9tant tr\u00e8s douloureuses : la douleur associ\u00e9e \u00e0 une pulpite irr\u00e9versible par exemple est estim\u00e9e en moyenne \u00e0 7,5\/10 sur une \u00e9chelle num\u00e9rique d\u2019\u00e9valuation de la douleur [22,23]. D\u2019autre part, les infections bucco-dentaires g\u00e9n\u00e8rent un affaiblissement de l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des patients qui de ce fait seront plus vuln\u00e9rables dans la lutte contre le virus.<\/p>\n<p>La mise en place de certaines mesures g\u00e9n\u00e9rales pr\u00e9conis\u00e9es dans la litt\u00e9rature demande d\u2019organiser les structures d\u2019accueil :<\/p>\n<p>\u2013 Mettre en place un circuit d\u2019\u00e9valuation du patient \u00e0 son arriv\u00e9e dans un centre de soins, par le biais d\u2019un questionnaire et d\u2019une prise de temp\u00e9rature [8,9]. Ceci implique que chaque service d\u2019urgences dentaires doit \u00eatre \u00e9quip\u00e9 de thermom\u00e8tres frontaux.<br \/>\n\u2013 Limiter l\u2019entr\u00e9e au centre de soins au seul patient algique, ou \u00e0 un seul accompagnateur adulte si le patient est un enfant [8]<br \/>\n\u2013 Renforcer l\u2019application r\u00e9guli\u00e8re de l\u2019hygi\u00e8ne des mains [8,9]<br \/>\n\u2013 Demander \u00e0 chaque patient de r\u00e9aliser un bain de bouche pr\u00e9alablement \u00e0 tout acte,utilisant pr\u00e9f\u00e9rentiellement une solution de peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne \u00e0 1% ou depovidone \u00e0 0.2%. En effet, le virus y serait plus sensible qu\u2019\u00e0 la chlorhexidine. [9]<br \/>\n\u2013 Favoriser les actes non g\u00e9n\u00e9rateurs d\u2019a\u00e9rosols quand ceci est possible [8]<br \/>\n\u2013 Chaque fois que possible et si l\u2019emploi d\u2019instruments dynamiques est indispensable,utiliser une digue dentaire pour un acte g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019a\u00e9rosols [8,9]<br \/>\n\u2013 Si l\u2019emploi d\u2019instruments dynamiques est indispensable, travailler avec une aspiration\u00e0 haute v\u00e9locit\u00e9 au plus pr\u00e8s du soin afin de limiter l\u2019a\u00e9robiocontamination [8]<br \/>\n\u2013 Renforcer l\u2019application r\u00e9guli\u00e8re de la d\u00e9sinfection des surfaces de travail [8]<br \/>\n\u2013 Porter une tenue de travail r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 l\u2019activit\u00e9 de soins, avec des \u00e9quipements deprotection individuelle (EPI) tels que: lunettes de protection ou visi\u00e8re, gants,charlotte, appareils de protection respiratoire (APR) de type FFP2 [8]<br \/>\n\u2013 D\u00e9finir des zones d\u2019accueil\/\u00e9valuation des patients, des zones de soins de patients non \u00e0 risque, et des salles ferm\u00e9es pour le soin de patients \u00e0 risque ou diagnostiqu\u00e9spositifs au Covid-19 [8].Concernant les soins de patients \u00e0 risque ou diagnostiqu\u00e9s positifs au Covid-19, des mesures suppl\u00e9mentaires doivent \u00eatre prises dans les salles ferm\u00e9es, comme :<br \/>\n\u2013 Avoir des surfaces de travail vides de toute bo\u00eete\/stock\u2026 et prot\u00e9g\u00e9es d\u2019un champ de protection<br \/>\n\u2013 Recouvrir les \u00e9ventuels \u00e9quipements informatiques d\u2019un champ de protection<br \/>\n\u2013 A\u00e9rer largement la pi\u00e8ce \u00e0 la fin du soin<br \/>\n\u2013 D\u00e9sinfecter pr\u00e9cautionneusement toutes les surfaces \u00e0 la fin du soin<br \/>\n\u2013 Porter une surblouse \u00e0 manche longue resserr\u00e9e aux poignets<br \/>\n\u2013 Limiter la pr\u00e9sence dans la salle \u00e0 deux personnels soignants<br \/>\n\u2013 Porter les EPI mentionn\u00e9s ci-dessus : lunettes de protection\/visi\u00e8re, gants, charlotte,APR de type FFP2L\u2019accent est r\u00e9guli\u00e8rement mis sur le port d\u2019APR de type FFP2 pour plusieurs raisons. La premi\u00e8re est celle qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9e ci-dessus : les soins dentaires sont g\u00e9n\u00e9rateurs d\u2019a\u00e9rosols septiques contenant de tr\u00e8s petites particules qui ne sont pas arr\u00eat\u00e9es par les masques chirurgicaux classiques. Ces particules peuvent \u00eatre porteuses du Covid-19. \u00ab Les APR sont destin\u00e9s \u00e0 prot\u00e9ger celui qui les porte contre l\u2019inhalation d\u2019agents infectieux transmissibles dans des situations \u00e0 risque telles que tuberculose, SRAS, grippe aviaire \u00bb (DGS, 2006) [26]. Les patients atteints du Covid-19 pouvant \u00eatre contagieux m\u00eame sans pr\u00e9senter de sympt\u00f4mes, il convient de pouvoir porter des APR de type FFP2 pour chacun d\u2019entre eux dans un contexte d\u2019\u00e9pid\u00e9mie et de volont\u00e9 de contr\u00f4ler celle-ci en prot\u00e9geant les personnels de soins [8]. De plus, les enfants peuvent \u00eatre infect\u00e9s par le virus et ne pr\u00e9sentent en g\u00e9n\u00e9ral pas de sympt\u00f4mes. La d\u00e9tection m\u00eame du virus est parfois difficile, si bien qu\u2019un enfant test\u00e9 n\u00e9gativement peut tout de m\u00eame \u00eatre porteur du virus et vecteur de contamination [27].<br \/>\nLe port d\u2019APR de type FFP2, comme des autres EPI, s\u2019impose donc pour tout patient consultant en situation d\u2019urgence dentaire durant la p\u00e9riode d\u2019\u00e9pid\u00e9mie au Covid-19.<\/p>\n<p>* Le R0 ou taux de reproduction du virus permet de conna\u00eetre le nombre moyen de personnes qu\u2019une personne contagieuse pourrait infecter et se calcule \u00e0 partir d\u2019une population qui est enti\u00e8rement susceptible d\u2019\u00eatre infect\u00e9e.<br \/>\nLe R0 se calcule sur la base de trois facteurs : R0= transmissibilit\u00e9 x le nombre de contacts sociaux x dur\u00e9e de la p\u00e9riode contagieuse<br \/>\nLa transmissibilit\u00e9 est la probabilit\u00e9 de transmission d\u2019une maladie et est un facteur tr\u00e8s d\u00e9pendant du niveau d\u2019hygi\u00e8ne d\u2019une population (ex: lavage de mains, port de masque).<\/p>\n<p>Le nombre de contacts sociaux ou nombre de contact direct qu\u2019ont les gens entre eux (ex : se faire la bise, se serrer la main, \u2026) contr\u00f4lable, par exemple, en prenant des mesures de pr\u00e9caution telles que la fermeture des lieux publics ou le placement en quarantaine des personnes infect\u00e9es.<br \/>\nLa dur\u00e9e de la p\u00e9riode contagieuse, facteur d\u00e9pendante du virus, et peut-\u00eatre de l\u2019\u00e2ge de la personne contamin\u00e9e (adulte ou enfant): plus cette p\u00e9riode est longue, plus la probabilit\u00e9 de contaminer de nouvelles personnes est grande.<\/p>\n<p><em>R\u00e9f\u00e9rences<\/em><\/p>\n<p>https:\/\/www.who.int\/fr\/emergencies\/diseases\/novel-coronavirus-2019\/advice-for- public\/q-a-coronaviruses<br \/>\nhttps:\/\/worldometers.info\/coronavirus\/<br \/>\nGuan WJ, Ni ZY, Hu Y, et al. Clinical Characteristics of Coronavirus Disease 2019 inChina. N Engl J Med 2020. doi:10.1056\/NEJMoa2002032<br \/>\nLi Q, Guan X, Wu P, et al. Early Transmission Dynamics in Wuhan, China, of NovelCoronavirus-Infected Pneumonia. N Engl J Med 2020. doi:10.1056\/NEJMoa2001316<br \/>\nReport of the WHO-China on Coronavirus Disease 2019 (COVID-19), 16-24 February2020)<br \/>\nKucharski AJ, Russell TW, Diamond C, et al. Early dynamics of transmission andcontrol of COVID-19: a mathematical modelling study. Lancet Infect Dis 2020.doi:10.1016\/S1473-3099(20)30144-4<br \/>\nRothe C, Schunk M, Sothmann P, et al. Transmission of 2019-nCoV Infection from anAsymptomatic Contact in Germany. N Engl J Med 2020;382(10):970\u2013971.doi:10.1056\/NEJMc2001468.<br \/>\nMeng L, Hua F, Bian Z. Coronavirus disease 2019 (COVID-19): emerging and futurechallenges for dental and oral medicine. J Dent Res 2020, 12:22034520914246<br \/>\nPeng X, Xu X, Li Y, Cheng L, Zhou X, Ren B. Transmission routes of 2019-nCoV andcontrols in dental practice. Int J Oral Sci 2020, 12:9<br \/>\nLaheij AM, Kistler JO, Belibasakis GN, V\u00e4limaa H, de Soet JJ; European OralMicrobiology Workshop (EOMW) 2011. Healthcare-associated viral and bacterialinfections in dentistry. J Oral Microbiol 2012, 4:10.3402\/jom.v4i0.17659<br \/>\nSun H, Lau A, Heo YC, Lin L, Delong R, Fok A. Relationships between tissue propertiesand operational parameters of a dental handpiece during simulated cavitypreparation. J Dent Biomech 2013, 4:1758736013483747<br \/>\nTellier R, Li Y, Cowling BJ, Tang JW. Recognition of aerosol transmission of infectiousagents: a commentary. BMC Infect Dis 2019, 19(1):101<br \/>\nHarrel SK, Molinari J. Aerosols and splatter in dentistry: a brief review of theliterature and infection control implications. J Am Dent Assoc 2004, 135(4):429-37<br \/>\n14. Cleveland JL, Gray SK, Harte JA, Robison VA, Moorman AC, Gooch BF. Transmission of blood-borne pathogens in US dental health care settings: 2016 update. J Am Dent Assoc 2016, 147:729-738<\/p>\n<p>15. Wei J, Li Y. Airborne spread of infectious agents in the indoor environment. Am J Infect Control 2016, 44:S102-S108<\/p>\n<p>16. Yu IT, Li Y, Wong TW, Tam W, Chan AT, Lee JH, Leung DY, Ho T. Evidence of airborne transmission of the severe acute respiratory syndrome virus. N Engl J Med 2004, 350(17):1731-9<\/p>\n<p>17. To KK, Tsang OT, Chik-Yan Yip C, et al. Consistent detection of 2019 novel coronavirus in saliva. Clin Infect Dis 2020 pii: ciaa149, in press<\/p>\n<p>18. Wax RS, Christian MD. Practical recommendations for critical care and anesthesiology teams caring for novel coronavirus (2019-nCoV) patients. Can J Anaesth 2020, in press<\/p>\n<p>19. Association Dentaire Fran\u00e7aise (ADF), Commission des Dispositifs M\u00e9dicaux. Grille technique d\u2019\u00e9valuation pour la pr\u00e9vention des infections associ\u00e9es aux soins. 2015, Dossiers ADF.<\/p>\n<p>20. Kampf G, Todt D, Pfaender S, Steinmann E. Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and their inactivation with biocidal agents. J Hosp Infect 2020, 104 (3), 246- 251.<\/p>\n<p>21. Gamio L. The workers who face the greatest coronavirus risk. The New York Times, 15 mars 2020. Accessible sur :https:\/\/www.nytimes.com\/interactive\/2020\/03\/15\/business\/economy\/coronavirus- worker-risk.html<\/p>\n<p>22. Rechenberg DK, Held U, Burgstaller JM, Bosch G, Attin T. Pain levels and typical symptoms of acute endodontic infections: a prospective, observational study. BMC Oral Health 2016, 16(1):61<\/p>\n<p>23. Emara RS, Abou El Nasr HM, El Boghdadi RM. Evaluation of postoperative pain intensity following occlusal reduction in teeth associated with symptomatic irreversible pulpitis and symptomatic apical periodontitis: a randomized clinical study. Int Endod J 2019, 52(3):288-96<\/p>\n<p>24. Patil N, Chan Y, Yan H. SARS and its effect on medical education in Hong Kong. Med Educ 2003, 37(12):1127-1128<\/p>\n<p>25. Wong JG, Cheung EP, Cheung V, et al. Psychological responses to the SARS outbreak in healthcare students in Hong Kong. Med Teach 2004, 26(7):657-659<\/p>\n<p>26. Direction G\u00e9n\u00e9rale de la Sant\u00e9 (DGS). Guide de pr\u00e9vention des infections li\u00e9es aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Deuxi\u00e8me \u00e9dition, Juillet 2006<\/p>\n<p>27. Xu Y, Li X, Zhu B et al. Characteristics of pediatric SARS-CoV-2 infection and potential evidence for persistent fecal viral shedding. Nat Med 2020, https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41591-020-0817-4<\/p>\n<p>source : <a href=\"http:\/\/www.dentairesantepublique.fr\/recommandations-face-a-lepidemie-covid19\/\" target=\"_blank\"  rel=\"nofollow\" >http:\/\/www.dentairesantepublique.fr\/recommandations-face-a-lepidemie-covid19\/<\/a><\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la demande de la Conf\u00e9rence des Doyens des Facult\u00e9s d\u2019Odontologie, le Coll\u00e8ge National des Chirurgiens-Dentistes universitaires en Sant\u00e9 Publique (CNCDUSP) a constitu\u00e9 un groupe de travail afin d\u2019\u00e9mettre des recommandations pour les soins bucco-dentaires dans le contexte d\u2019\u00e9pid\u00e9mie au Coronavirus, au vu des risques sp\u00e9cifiques auxquels les praticiens sont confront\u00e9s. Ce groupe de travail [&hellip;]<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4655,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4654"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4654"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4654\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4656,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4654\/revisions\/4656"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4655"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4654"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4654"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4654"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}