




{"id":66,"date":"2014-12-02T07:12:00","date_gmt":"2014-12-02T06:12:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=66"},"modified":"2016-06-27T16:39:32","modified_gmt":"2016-06-27T15:39:32","slug":"des-protozoaires-oraux-pas-si-pathogenes-que-ca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=66","title":{"rendered":"Des protozoaires oraux&#8230; pas si pathog\u00e8nes que \u00e7a ?"},"content":{"rendered":"<div id=\"fb-root\"><\/div>\n<p>Selon un article paru dans \u00ab\u00a0Information Dentaire\u00a0\u00bb \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une analyse de la litt\u00e9rature concernant le r\u00f4le pathog\u00e8ne des protozoaires oraux (E. gingivalis et de T. tenax), celui ci ne pourrait \u00eatre mis en \u00e9vidence. De plus, la pr\u00e9sence de ces protozoaires chez les sujets atteints de maladie parodontale serait tr\u00e8s variable. En contrepartie, chez les patient sain on trouverait une part non n\u00e9gligeable de ces protozoaires.<\/p>\n<p>Chez des patients pr\u00e9sentant une maladie parodontale, gingivite ou parodontite, la fr\u00e9quence de d\u00e9tection d&rsquo;E. gingivalis et de T. tenax varie respectivement de 12 \u00e0 100 % et de 4,5 \u00e0 28,6 % selon les auteurs. Par ailleurs, les \u00e9tudes s&rsquo;accordent toutes pour pr\u00e9ciser que la pr\u00e9valence d&rsquo;\u00a3. gingivalis et de T. tenax est nettement sup\u00e9rieure chez les patients atteints de maladie parodontale pur rapport \u00e0 ceux qui pr\u00e9sentent un parodonte cliniquement sain et qu&rsquo;elle augmente avec la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;atteinte parodontale.<br \/>\nMais les protozoaires se retrouveraient \u00e9galement chez les patients \u00ab\u00a0sains\u00a0\u00bb.<br \/>\nCertaines \u00e9tudes montrent une absence ou un nombre n\u00e9gligeable des protozoaires buccaux lorsque le patient ne pr\u00e9sente pas de maladie parodontale. F\u00e9ki et coll. en 1981 montrent au contraire une pr\u00e9sence significative d&rsquo;E. gingivalis et de T. tenax au niveau de sites dentaires non affect\u00e9s par la maladie parodontale, respectivement de 40 % et 13 %. De m\u00eame, de Albuquerque Junior et coll. en 2011 constatent une pr\u00e9valence sup\u00e9rieure de T. tenax dans la salive et dans la plaque dentaire chez les patients sains (respectivement 55,5 % et 22,2 %) par rapport aux patients atteints de parodontite (respectivement 16,7 % et 7,1 %), mais le nombre des patients sains est 4,6 fois plus petit que celui du groupe malade.<br \/>\nLa variabilit\u00e9 de ces r\u00e9sultats s&rsquo;explique par la disparit\u00e9 des protocoles, des \u00e9chantillons s\u00e9lectionn\u00e9s (nombre de patients, \u00e2ge, sexe, contexte socio-\u00e9conomique, contexte parodontal et niveau d&rsquo;hygi\u00e8ne diff\u00e9rents), du type de pr\u00e9l\u00e8vements (plaque dentaire et\/ou salive) et de la m\u00e9thode d&rsquo;identification des protozoaires (observation ph\u00e9notypique au microscope et\/ou analyse du g\u00e9nome par biologie mol\u00e9culaire). Par cons\u00e9quent, toutes ces \u00e9tudes montrent un grand nombre de limites et leur pertinence reste \u00e0 discuter. Pour obtenir des informations fiables et exploitables, il est n\u00e9cessaire de prendre en compte plusieurs sites chez un m\u00eame individu de fa\u00e7on randomis\u00e9e.<\/p>\n<p>Les auteurs concluent :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0M\u00eame si l&rsquo;amibe E. histolytica est pathog\u00e8ne pour l&rsquo;homme, aucune \u00e9tude scientifique ne permet d&rsquo;\u00e9mettre une conclusion similaire pour E. gingivalis et T. tenax. Un parall\u00e8le entre le milieu intestinal et le milieu buccal est donc inopportun au regard du manque de preuves concernant les protozoaires buccaux. Des \u00e9tudes compl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour comprendre le r\u00f4le jou\u00e9 par ces micro-organismes dans les l\u00e9sions parodontales. Par cons\u00e9quent, la pr\u00e9sence d&rsquo;f. gingivalis et de T. tenax dans la plaque dentaire n&rsquo;a pas de valeur diagnostique ou pronostique et ne justifie pas une modification des recommandations officielles concernant le traitement des maladies parodontales (cf recommandations ANAES parodontopathies: diagnostic et traitements 2002, prescriptions des antibiotiques en pratique bucco-dentaire 2011). A ce jour, les protozoaires buccaux doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des organismes commensaux qui peuvent prolif\u00e9rer au sein des biofilms buccaux, sans pour autant \u00eatre n\u00e9fastes pour le parodonte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Implications des protozoaires<br \/>\ndans l&rsquo;\u00e9tiopathog\u00e9nie des parodontites, Mythe ou r\u00e9alit\u00e9 ?<br \/>\n\u00c9lise Auber, Pamela Passerai de Silans, Sophie-Myriam Dridi, Catherine Bisson<br \/>\nID 41 42 Novembre 2014<br \/>\n&#8230;&gt;&gt; Lire l&rsquo;article complet&#8230;<\/p>\n<p>Originally posted here:<\/p>\n<p><a title=\"Des protozoaires oraux... pas si pathog\u00e8nes que \u00e7a ?\" href=\"http:\/\/www.dentisfuturis.com\/modules\/news\/article.php?storyid=1308\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\" >Des protozoaires oraux&#8230; pas si pathog\u00e8nes que \u00e7a ?<\/a><\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon un article paru dans \u00ab\u00a0Information Dentaire\u00a0\u00bb \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une analyse de la litt\u00e9rature concernant le r\u00f4le pathog\u00e8ne des protozoaires oraux (E. gingivalis et de T. tenax), celui ci ne pourrait \u00eatre mis en \u00e9vidence. De plus, la pr\u00e9sence de ces protozoaires chez les sujets atteints de maladie parodontale serait tr\u00e8s variable. En contrepartie, chez les patient sain on trouverait une part non n\u00e9gligeable de ces protozoaires.<\/p>\n<p>Chez des patients pr\u00e9sentant une maladie parodontale, gingivite ou parodontite, la fr\u00e9quence de d\u00e9tection d&rsquo;E. gingivalis et de T. tenax varie respectivement de 12 \u00e0 100 % et de 4,5 \u00e0 28,6 % selon les auteurs. Par ailleurs, les \u00e9tudes s&rsquo;accordent toutes pour pr\u00e9ciser que la pr\u00e9valence d&rsquo;\u00a3. gingivalis et de T. tenax est nettement sup\u00e9rieure chez les patients atteints de maladie parodontale pur rapport \u00e0 ceux qui pr\u00e9sentent un parodonte cliniquement sain et qu&rsquo;elle augmente avec la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;atteinte parodontale.<br \/>\nMais les protozoaires se retrouveraient \u00e9galement chez les patients \u00ab\u00a0sains\u00a0\u00bb.<br \/>\nCertaines \u00e9tudes montrent une absence ou un nombre n\u00e9gligeable des protozoaires buccaux lorsque le patient ne pr\u00e9sente pas de maladie parodontale. F\u00e9ki et coll. en 1981 montrent au contraire une pr\u00e9sence significative d&rsquo;E. gingivalis et de T. tenax au niveau de sites dentaires non affect\u00e9s par la maladie parodontale, respectivement de 40 % et 13 %. De m\u00eame, de Albuquerque Junior et coll. en 2011 constatent une pr\u00e9valence sup\u00e9rieure de T. tenax dans la salive et dans la plaque dentaire chez les patients sains (respectivement 55,5 % et 22,2 %) par rapport aux patients atteints de parodontite (respectivement 16,7 % et 7,1 %), mais le nombre des patients sains est 4,6 fois plus petit que celui du groupe malade.<br \/>\nLa variabilit\u00e9 de ces r\u00e9sultats s&rsquo;explique par la disparit\u00e9 des protocoles, des \u00e9chantillons s\u00e9lectionn\u00e9s (nombre de patients, \u00e2ge, sexe, contexte socio-\u00e9conomique, contexte parodontal et niveau d&rsquo;hygi\u00e8ne diff\u00e9rents), du type de pr\u00e9l\u00e8vements (plaque dentaire et\/ou salive) et de la m\u00e9thode d&rsquo;identification des protozoaires (observation ph\u00e9notypique au microscope et\/ou analyse du g\u00e9nome par biologie mol\u00e9culaire). Par cons\u00e9quent, toutes ces \u00e9tudes montrent un grand nombre de limites et leur pertinence reste \u00e0 discuter. Pour obtenir des informations fiables et exploitables, il est n\u00e9cessaire de prendre en compte plusieurs sites chez un m\u00eame individu de fa\u00e7on randomis\u00e9e.<\/p>\n<p>Les auteurs concluent :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0M\u00eame si l&rsquo;amibe E. histolytica est pathog\u00e8ne pour l&rsquo;homme, aucune \u00e9tude scientifique ne permet d&rsquo;\u00e9mettre une conclusion similaire pour E. gingivalis et T. tenax. Un parall\u00e8le entre le milieu intestinal et le milieu buccal est donc inopportun au regard du manque de preuves concernant les protozoaires buccaux. Des \u00e9tudes compl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour comprendre le r\u00f4le jou\u00e9 par ces micro-organismes dans les l\u00e9sions parodontales. Par cons\u00e9quent, la pr\u00e9sence d&rsquo;f. gingivalis et de T. tenax dans la plaque dentaire n&rsquo;a pas de valeur diagnostique ou pronostique et ne justifie pas une modification des recommandations officielles concernant le traitement des maladies parodontales (cf recommandations ANAES parodontopathies: diagnostic et traitements 2002, prescriptions des antibiotiques en pratique bucco-dentaire 2011). A ce jour, les protozoaires buccaux doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des organismes commensaux qui peuvent prolif\u00e9rer au sein des biofilms buccaux, sans pour autant \u00eatre n\u00e9fastes pour le parodonte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Implications des protozoaires<br \/>\ndans l&rsquo;\u00e9tiopathog\u00e9nie des parodontites, Mythe ou r\u00e9alit\u00e9 ?<br \/>\n\u00c9lise Auber, Pamela Passerai de Silans, Sophie-Myriam Dridi, Catherine Bisson<br \/>\nID 41 42 Novembre 2014<br \/>\n&#8230;&gt;&gt; Lire l&rsquo;article complet&#8230;<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2523,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/66"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=66"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/66\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2524,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/66\/revisions\/2524"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2523"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=66"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=66"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=66"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}