




{"id":771,"date":"2015-04-24T06:04:00","date_gmt":"2015-04-24T05:04:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=771"},"modified":"2016-05-29T20:51:44","modified_gmt":"2016-05-29T19:51:44","slug":"le-paracetamol-anti-douleur-et-anti-emotions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/?p=771","title":{"rendered":"Le parac\u00e9tamol, anti-douleur\u2026 et anti-\u00e9motions ?"},"content":{"rendered":"<div id=\"fb-root\"><\/div>\n<p>Sous ses diff\u00e9rentes marques et formulations (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, sans oublier l&rsquo;Actifed, le Dolirhume, etc.), le parac\u00e9tamol est le m\u00e9dicament le plus vendu en France. Aux Etats-Unis, la mol\u00e9cule entre dans la composition de plus de six cents m\u00e9dicaments et on estime que, chaque semaine, plus de 50 millions d&rsquo;Am\u00e9ricains consomment l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. C&rsquo;est dire le succ\u00e8s de cet antalgique. Mais, pr\u00e9cis\u00e9ment, l&rsquo;usage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 du parac\u00e9tamol incite les chercheurs \u00e0 d\u00e9cortiquer davantage son mode d&rsquo;action, au-del\u00e0 du soulagement de certaines douleurs. Ainsi, en 2013, une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par des psychologues canadiens avait fourni de curieux r\u00e9sultats : des personnes ayant aval\u00e9 du parac\u00e9tamol et auxquelles on avait demand\u00e9 de r\u00e9diger quelques phrases sur leur propre mort semblaient peu atteintes par les sentiments n\u00e9gatifs et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;avaient, dans les m\u00eames conditions, \u00e9prouv\u00e9s des \u00ab\u00a0cobayes\u00a0\u00bb ayant pris un placebo. Comme si le m\u00e9dicament, en plus de jouer sur la douleur, s&rsquo;attaquait aussi aux \u00e9motions n\u00e9gatives. Dans un article que vient de publier la revue Psychological Science, une \u00e9quipe am\u00e9ricaine de l&rsquo;universit\u00e9 de l&rsquo;Ohio a voulu explorer plus avant cette intrigante hypoth\u00e8se.<\/p>\n<p>Pour une premi\u00e8re exp\u00e9rience, ces chercheurs ont recrut\u00e9 82 personnes. Une moiti\u00e9 d&rsquo;entre elles a pris 1 gramme de parac\u00e9tamol et l&rsquo;autre moiti\u00e9 un placebo (\u00e9videmment personne ne savait qui avait aval\u00e9 quoi). Les participants ont attendu une heure pour que la mol\u00e9cule ait le temps de passer dans le cerveau, puis l&rsquo;exp\u00e9rience \u00e0 proprement parler a commenc\u00e9. On a soumis \u00e0 tous 40 photographies extraites de l&rsquo;International Affective Picture System (IAPS), une banque d&rsquo;images utilis\u00e9es pour leur capacit\u00e9 \u00e0 susciter une palette compl\u00e8te d&rsquo;\u00e9motions, depuis les tr\u00e8s d\u00e9plaisantes (des enfants en pleurs ou souffrant de malnutrition, par exemple) jusqu&rsquo;aux tr\u00e8s agr\u00e9ables en passant par des clich\u00e9s neutres (une vache dans un pr\u00e9&#8230;). Les \u00ab\u00a0cobayes\u00a0\u00bb devaient noter l&rsquo;impression que chaque image leur laissait, de -5 (extr\u00eamement n\u00e9gative) \u00e0 5 (extr\u00eamement positive), et indiquer, sur une \u00e9chelle de 0 \u00e0 10, \u00e0 quel point la photo provoquait chez eux \u00ab\u00a0une r\u00e9action \u00e9motionnelle\u00a0\u00bb, pour reprendre les termes de l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<p>A l&rsquo;instar de ce qui \u00e9tait apparu lors l&rsquo;exp\u00e9rience de 2013 sur la mort, les r\u00e9sultats montrent que les participants sous parac\u00e9tamol sont, par rapport aux personnes ayant pris un placebo, moins emplis de sentiments n\u00e9gatifs face aux images les plus tristes&#8230; mais aussi moins joyeux devant les photos les plus gaies. Comme si la mol\u00e9cule \u00e9moussait les sentiments en gommant joies et peines extr\u00eames. Dans l&rsquo;ensemble, le groupe \u00ab\u00a0parac\u00e9tamol\u00a0\u00bb reconnaissait non seulement une moindre amplitude dans le ressenti des \u00e9motions mais aussi moins d&rsquo;\u00e9motions tout court&#8230;<\/p>\n<p>source : http:\/\/passeurdesciences.blog.lemonde.fr\/2015\/04\/15\/la-paracetamol-anti-douleur-et-anti-emotions\/&#8230;&gt;&gt; Lire l&rsquo;article complet&#8230;<\/p>\n<p>This article:\u00a0<\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.dentisfuturis.com\/modules\/news\/article.php?storyid=1362\" title=\"Le parac\u00e9tamol, anti-douleur\u2026 et anti-\u00e9motions ?\" rel=\"nofollow\" >Le parac\u00e9tamol, anti-douleur\u2026 et anti-\u00e9motions ?<\/a><\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous ses diff\u00e9rentes marques et formulations (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, sans oublier l&rsquo;Actifed, le Dolirhume, etc.), le parac\u00e9tamol est le m\u00e9dicament le plus vendu en France. Aux Etats-Unis, la mol\u00e9cule entre dans la composition de plus de six cents m\u00e9dicaments et on estime que, chaque semaine, plus de 50 millions d&rsquo;Am\u00e9ricains consomment l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. C&rsquo;est dire le succ\u00e8s de cet antalgique. Mais, pr\u00e9cis\u00e9ment, l&rsquo;usage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 du parac\u00e9tamol incite les chercheurs \u00e0 d\u00e9cortiquer davantage son mode d&rsquo;action, au-del\u00e0 du soulagement de certaines douleurs. Ainsi, en 2013, une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par des psychologues canadiens avait fourni de curieux r\u00e9sultats : des personnes ayant aval\u00e9 du parac\u00e9tamol et auxquelles on avait demand\u00e9 de r\u00e9diger quelques phrases sur leur propre mort semblaient peu atteintes par les sentiments n\u00e9gatifs et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;avaient, dans les m\u00eames conditions, \u00e9prouv\u00e9s des \u00ab\u00a0cobayes\u00a0\u00bb ayant pris un placebo. Comme si le m\u00e9dicament, en plus de jouer sur la douleur, s&rsquo;attaquait aussi aux \u00e9motions n\u00e9gatives. Dans un article que vient de publier la revue Psychological Science, une \u00e9quipe am\u00e9ricaine de l&rsquo;universit\u00e9 de l&rsquo;Ohio a voulu explorer plus avant cette intrigante hypoth\u00e8se.<\/p>\n<p>Pour une premi\u00e8re exp\u00e9rience, ces chercheurs ont recrut\u00e9 82 personnes. Une moiti\u00e9 d&rsquo;entre elles a pris 1 gramme de parac\u00e9tamol et l&rsquo;autre moiti\u00e9 un placebo (\u00e9videmment personne ne savait qui avait aval\u00e9 quoi). Les participants ont attendu une heure pour que la mol\u00e9cule ait le temps de passer dans le cerveau, puis l&rsquo;exp\u00e9rience \u00e0 proprement parler a commenc\u00e9. On a soumis \u00e0 tous 40 photographies extraites de l&rsquo;International Affective Picture System (IAPS), une banque d&rsquo;images utilis\u00e9es pour leur capacit\u00e9 \u00e0 susciter une palette compl\u00e8te d&rsquo;\u00e9motions, depuis les tr\u00e8s d\u00e9plaisantes (des enfants en pleurs ou souffrant de malnutrition, par exemple) jusqu&rsquo;aux tr\u00e8s agr\u00e9ables en passant par des clich\u00e9s neutres (une vache dans un pr\u00e9&#8230;). Les \u00ab\u00a0cobayes\u00a0\u00bb devaient noter l&rsquo;impression que chaque image leur laissait, de -5 (extr\u00eamement n\u00e9gative) \u00e0 5 (extr\u00eamement positive), et indiquer, sur une \u00e9chelle de 0 \u00e0 10, \u00e0 quel point la photo provoquait chez eux \u00ab\u00a0une r\u00e9action \u00e9motionnelle\u00a0\u00bb, pour reprendre les termes de l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<p>A l&rsquo;instar de ce qui \u00e9tait apparu lors l&rsquo;exp\u00e9rience de 2013 sur la mort, les r\u00e9sultats montrent que les participants sous parac\u00e9tamol sont, par rapport aux personnes ayant pris un placebo, moins emplis de sentiments n\u00e9gatifs face aux images les plus tristes&#8230; mais aussi moins joyeux devant les photos les plus gaies. Comme si la mol\u00e9cule \u00e9moussait les sentiments en gommant joies et peines extr\u00eames. Dans l&rsquo;ensemble, le groupe \u00ab\u00a0parac\u00e9tamol\u00a0\u00bb reconnaissait non seulement une moindre amplitude dans le ressenti des \u00e9motions mais aussi moins d&rsquo;\u00e9motions tout court&#8230;<\/p>\n<p>source : http:\/\/passeurdesciences.blog.lemonde.fr\/2015\/04\/15\/la-paracetamol-anti-douleur-et-anti-emotions\/&#8230;&gt;&gt; Lire l&rsquo;article complet&#8230;<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2089,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/771"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=771"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/771\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2090,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/771\/revisions\/2090"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=771"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=771"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.synergiedentaire.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=771"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}