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ADF 2015 Les dentistes inquiets face au coût des technologies numériques
C 'est à une "refonte totale" du financement des soins dentaires qu'appelle l'association dentaire française (ADF) qui s'inquiète du coût des nouvelles technologies numériques supporté par les cabinets de chirurgiens-dentistes.
L'association dentaire française (ADF) s'inquiète du coût des nouvelles technologies numériques supporté par les cabinets de chirurgiens-dentistes et appelle à une "refonte totale" du financement des soins dentaires. "Les charges représentent 65% des recettes d'un cabinet dentaire. C'est le taux le plus élevé de toutes les professions de santé", a souligné mercredi le Dr Joël Trouillet, secrétaire général de l'ADF, au cours d'un congrès rassemblant les professionnels du secteur organisé à Paris jusqu'à samedi.
Imagerie 3D, caméra intra-buccale, scanners optiques
Selon la Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes (CARCDSF), les revenus moyens des chirurgiens-dentistes libéraux se sont élevés en 2013 à 92 567 euros (7 714 euros par mois), rapporte l'association qui rassemble quelque 25 organismes professionnels du secteur dentaire. "Mais le chiffre cache de profondes disparités", souligne Catherine Mojaïsky, présidente de la confédération nationale des syndicats dentaires. Ainsi 16,5% des professionnels ont un revenu inférieur à 38 040 euros (3 170 euros par mois ) et 10,3% d'entre eux ont un revenu supérieur à 190 200 euros (15 850 euros par mois), relève l'ADF qui s'interroge sur la capacité financière des chirurgiens-dentistes à continuer à investir dans des équipements de pointe. Imagerie 3D, caméra intra-buccale, scanners optiques : les investissements peuvent s'avérer très onéreux, pointe l'association de défense des intérêts de la profession.
Le dispositif de fabrication d'une couronne assistée par ordinateur coûte entre 40 000 et 50 000 euros et "aucune aide à l'investissement n'est aujourd'hui consentie par les pouvoirs publics", déplore l'ADF. "Les actes médicaux liés à la révolution numérique ne font toujours pas l'objet de rémunération particulière, alors que ces technologies auront un impact croissant sur le montant des soins", insiste-t-elle.
source : http://www.midilibre.fr/2015/11/25/les-dentistes-inquiets-face-au-cout-des-technologies-numeriques,1247968.php...>> Lire l'article complet...
Le tiers payant généralisé ou la privatisation rampante de l’Assurance Maladie.
La loi de santé défendue par Marisol Touraine remporte au moins un succès : Elle a réussi à unir les syndicats de médecins sur un projet de grève.
Mais les revendications catégorielles, pour légitimes qu’elles soient ne doivent pas cacher le piège que renferme le tiers payant généralisé. Ce piège concerne tous les Français, il est très subtil, et nos énarques l’ont mis en place tout doucement depuis des années. Ce piège a pour but ultime de privatiser l’Assurance Maladie en la transférant aux assureurs privés.
Eclairons un peu ce chapitre de la loi en prenant comme exemple le prix de la consultation de médecine générale (secteur 1 comme 98 % des généralistes). Actuellement le patient pour une consultation paye 23 euros dont 15,1€ (AMO) sont remboursés par l’assurance maladie, et le reste appelé ticket modérateur (AMC) par la mutuelle complémentaire : 6,90 euros. Remarquez que le compte n’y est pas. Il reste 1€ non remboursé. C’est le reste à charge servant à limiter la consommation de soins (tiens quand c’est trop bien remboursé on consomme trop ?).
Que prévoit la loi concernant le tiers payant généralisé ?
Le patient ne payera plus rien à la consultation et ceci quelle que soit sa situation, riche ou pauvre. Par la Carte Vitale le praticien recevra ses honoraires (23€) payé pour l’AMO par la Sécurité Sociale, et pour l’AMC par la Mutuelle Complémentaire. Notons au passage que le reste à charge de 1€ devient plus difficile à récupérer.
Le motif invoqué joue sur la corde émotionnelle : permettre l’accès aux soins aux plus démunis car l’avance de ces frais pour certains est un frein à l’accès à la santé. C’est un mensonge. Et un mensonge plus il est gros plus il passe facilement. Expliquons-nous :
Citons le Carnet de Santé de la France 2012 (ouvrage sous la direction de Jean de Kervasdoué, editions Economica). « Malgré l’avancée de la CMU un nombre croissant de nos concitoyens retardent leur accès aux soins pour des raisons financières. Il s’agit principalement des soins dentaires et de l’optique, 7% n’ont aucune couverture complémentaire. ». Or les soins optiques et dentaires ne sont que très peu pris en charge par le régime obligatoire. Ce n’est donc surement pas sur ces dépenses que le tiers payant améliorera l’accès aux soins puisque la part non remboursée reste à charge du patient et cette part est importante pour ces soins.
Pour les soins courant les plus démunis bénéficient déjà du tiers payant : Ils ont droit à la CMU (Couverture Médicale Universelle). Cette CMU est une mutuelle prise en charge par la nation qui vient compléter les remboursements de l’assurance maladie. Ils sont dispensés de faire l’avance des frais et le professionnel de santé est obligé de faire le tiers payant pour la part AMO et AMC. Pour d’autres qui sont juste au dessus du seuil de CMU, il existe l’aide à la complémentaire santé. Dans ce cas le professionnel de santé et grâce au système Vitale, doit faire en sorte que la part AMO lui soit réglée directement par la caisse sans que le patient ne fasse l’avance de toute la somme. C’est le tiers payant sur la part obligatoire (AMO). Il reste au patient à régler 6,9 € qui seront remboursés par la mutuelle s’il en a une (dans la loi de programmation des finances sociales cette avance est même supprimée et dès 2015 ils seront traités comme les CMU.)
Pour ceux qui ne sont pas bénéficiaires de ces aides, le praticien est libre de faire le tiers payant pour l’AMO, réduisant l’avance de frais à 6,9€.
On voit donc que notre système de protection, notre filet de sécurité sociale est déjà bien garni. Il permet déjà l’accès aux soins des plus démunis. Le paiement de l’acte médical n’est en rien un frein à l’accès au soin dans notre pays. Et le tiers payant n’améliorera pas l’accès aux soins dentaires et optiques mal remboursés et chers.
Alors un motif aussi mensonger jouant sur le registre de l’émotion ne peut être qu’un écran de fumée qui veut cacher le vrai but : la privatisation de la Sécurité sociale.
un article de médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/hell-titilleur/131214/le-tiers-payant-generalise-ou-la-privatisation-rampante-de-l-assurance-maladie...>> Lire l'article complet...





























































